Les ouvrages de la collection

Clénet, J. (2020). Formations en alternance, au coeur de l’aventure humaine. Nîmes : Champ social éditions

Entre de joyeux éclectismes et nombre de simplifications abusives, parler d’alternance est devenu chose banale. En dévoiler les puissantes et sensibles expériences, éducatives et formatives, est un exercice plus rare. Cet ouvrage s’y emploie. Alternances singulières, vécues et agies par l’auteur tout au long de son parcours personnel et professionnel, universitaire et scientifique. Alternances particulières, modélisées pour rendre compte d’apprentissages transformateurs. Alternances à requalifier socialement par des ingénieries co-construites et des conceptions pensées en termes de viabilités, par des accompagnements humains, organisationnels et politiques porteurs de développements originaux.

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Wittorski, R. et Obertelli, P. (2019). La recherche en sciences humaines et sociales et les enjeux de société. Nîmes : Champ social éditions

Cet ouvrage a pour intention de mieux comprendre la nature des relations entre les recherches conduites en Sciences humaines et sociales (SHS) et les enjeux sociaux majeurs suscitant leur recours. Plus précisément, il se donne pour objet d’explorer trois ensembles de questions : Qu’est-ce que les enjeux sociaux majeurs disent des évolutions actuelles de la société ou/et de ses orientations ? En quoi la recherche en SHS permet-elle d’éclairer les orientations qui traversent les mutations de nos sociétés ? Quelles sont les spécificités méthodologiques de ces recherches en SHS ? Ces questions sont explorées à partir de deux ensembles de contributions : le premier est consacré à des domaines spécifiques liés à des métiers d’utilité sociale majeure (métiers de l’éducation, de la sécurité civile, de la santé) ; le second aborde des problématiques spécifiques telles le contrôle social, la transformation de l’emploi, les phénomènes de migration,…

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Maubant, P. (2018). (Dir., en collaboration avec C. Biasin et P. Roquet). Les temps heureux des apprentissages. Nîmes : Éditions Champ social

À l’heure des discussions vives, parfois des polémiques sur les transformations du travail et sur l’impact des injonctions à organiser les modes de production à des fins de gains de rentabilité, chacun s’interroge sur les conditions politiques, stratégiques, organisationnelles et pédagogiques de l’apprentissage d’une profession. Toute profession s’apprend-elle ? Dans quels contextes, par qui ou avec qui un professionnel novice devient-il un professionnel expert ? Combien de temps durera cet apprentissage professionnel ? Tout apprentissage d’une profession n’est-il possible que dans le cadre d’un projet et d’un parcours de formation ? Peut-on apprendre ou ré-apprendre à tout âge de la vie ?

Cet ouvrage se veut d’abord être une réflexion sur le travail, et sur la manière dont chacun le conçoit et le met en œuvre dans sa propre vie. Il se propose surtout d’inscrire la professionnalisation comme une réalité marquant la transformation du travail et les parcours de formation. L’ingénierie des politiques de formation, comme l’ingénierie de formation ou l’ingénierie pédagogique sont invitées aujourd’hui à modifier leurs cadres paradigmatiques. On délaisse en effet l’approche par compétences pour privilégier une approche par situations. On encourage tout professionnel en devenir ou en exercice à analyser son activité. On re-convoque l’alternance comme configuration éducative et comme promesse pédagogique favorisant l’apprentissage professionnel. On invite à penser la professionnalisation des parcours de formation comme un long processus dialectique entre un professionnel-accompagnateur et un professionnel-analyste de sa propre pratique. L’analyse réflexive de l’activité du travail constitue un préalable mais aussi le cœur d’une ingénierie des situations : situations de formation, situations de vie, situations de travail, dont la finalité intrinsèque est l’acte d’apprendre. Cet ouvrage vise à répondre aux questions suivantes : Comment penser les temps prenant en compte de nouvelles formes d’ingénierie de formation qui se réclament d’une approche par situations d’apprentissage professionnel ? Quelles sont les différentes dynamiques temporelles qui entrent en jeu dans l’apprentissage professionnel ? Comment les conceptions des temps et les rapports aux différentes temporalités d’un parcours de vie impactent-elles les conceptions de la formation et la construction d’un parcours de professionnalisation ? Dix chapitres invitent le lecteur à questionner les temps de l’apprendre comme des situations ponctuant et régulant un parcours de vie.

Couturier, Y., Belzile, L. (2015). L’intervention de coordination dans les métiers du prendre soin. Nîmes : Champ social éditions

En réponse à l’exigence de plus en plus affirmée d’une meilleure prise en compte des complexités constitutives des problèmes sociaux et de santé, les métiers du prendre soin (sciences infirmières, travail social, médecine, éducation, etc.) sont conviés à se coordonner davantage, et nombre de leurs intervenants remplissent une fonction relativement nouvelle de coordonnateur dédié. L’émergence de la coordination dans ces métiers constitue alors un puissant analyseur de la transformation de la professionnalité de ces divers métiers. Le présent ouvrage expose les fondements de cette transformation et en illustre certains de ses effets à travers la figure archétypique du gestionnaire de cas. Une telle figure de la coordination incarne la façon émergente de concevoir des services davantage intégrés pour mieux répondre aux besoins complexes des personnes. L’ouvrage s’adresse autant aux praticiens réflexifs, qu’aux étudiants et formateurs qui souhaitent comprendre les évolutions en cours. Il s’adresse aussi aux chercheurs qui étudient cette nouvelle façon de concevoir l’action professionnelle dans les métiers du prendre soin qu’est l’intervention de coordination. Cette réflexion se structure au tour des concepts d’intervention, de situation, de réflexivité, de collaboration interprofessionnelle et de médiation, soit autant de fondamentaux permettant de concevoir l’importance des pratiques de coordination dont le terrain d’action ne cesse de s’étendre.

Wittorski, R. (2015). Comprendre la transmission du travail. Nîmes : Champ social éditions

Le champ de la transmission est bien entendu beaucoup plus vaste que celui de la seule transmission du travail. En effet, il concerne des « objets » très divers tels la transmission inter-générationnelle, la transmission des savoirs (dans un contexte scolaire ou non), la transmission des valeurs, … De façon plus limitée, nous nous intéresserons ici exclusivement au thème de la transmission du travail et plutôt d’ailleurs en situation de travail. Celui-ci est par excellence un thème récurrent qui prend une nouvelle actualité à chaque période de fort renouvellement générationnel dans les organisations. La première évidence consiste à dire que la transmission du travail est souvent peu ou pas organisée dans les organisations sans doute parce qu’elle est souvent considérée comme se faisant naturellement dès lors que l’on met en relation un « ancien » (au sens d’expérimenté) et un nouveau (au sens de néophyte). Certes, pour peu que le premier accepte de s’ouvrir au second, il est possible de dire, selon l’expression couramment utilisée, que quelque chose « passe » de l’un à l’autre. Mais de quoi s’agit-il ? D’expérience individuelle singulière, de travail prescrit, de valeurs, de gestes, de conceptions de métier… Par ailleurs comment s’opère cette transmission ? La réponse à ces questions permet probablement de penser des dispositifs d’aide à la transmission plus efficaces…

Roger, L. (2015). (Dir.). Mise en oeuvre de la professionnalisation dans l’enseignement supérieur : alternance, e-learning et parcours. Nîmes : Champ social éditions

Souvent perçue comme une injonction sociale, notamment dans l’enseignement supérieur, la professionnalisation soulève de nombreuses questions vives, à la fois en tant qu’objet social, mais aussi en tant qu’objet scientifique. Cet ouvrage entend ainsi contribuer à la réflexion menée sur la professionnalisation dans le champ de l’éducation et de la formation en posant un nouveau regard à travers l’analyse des diverses formes de mise en œuvre de la professionnalisation. La plupart des recherches consacrées aujourd’hui au thème de la professionnalisation dans l’enseignement supérieur tentent d’appréhender les apports et les limites des restructurations que subissent les formations en vue de répondre à des politiques prônant avec vigueur un rapprochement entre les systèmes éducatif et productif. Pour répondre à cette demande de professionnalisation, de nombreux dispositifs ont été mis en place, à travers trois modalités de formation – l’alternance, le e-learning et les parcours –, et ce avec le risque de créer une technicisation des formations qui laisse peu de place aux savoirs. L’objet de cette contribution est d’interroger ces formes de mise en œuvre visant la professionnalisation en termes d’apprentissage et surtout de voir à quelles conditions ces modalités peuvent constituer des leviers pour un développement professionnel qui s’appuie sur des savoirs. Pour développer notre réflexion, cet ouvrage s’appuie sur des terrains variés de l’enseignement supérieur (écoles professionnelles, grandes écoles, universités) qui se rapportent à différents champs professionnels : soins, formation des adultes, enseignement, gestion, conseil et recherche. Les recherches dont il est question ici couvrent trois pays différents : le Canada, l’Espagne et la France.