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Distribution

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Référencement de la revue

Les informations les plus récentes concernant le référencement de la revue, ses classements et sa présence sur des bases de données et site internet.

Parution récente

Volume 6 numéro 4: Évaluation et accompagnement dans l’analyse de la pratique

Volume 7 numéro 1: Évaluer les dispositifs de formation: Des enjeux pour les recherches collaboratives

Volume 7 numéro 2: Les trajectoires dans l’observation et l’analyse des pratiques professionnelles dans les métiers adressés à autrui

A venir

Volume 7 numéro 3:

L’Apprentissage transformateur : état des lieux et portée heuristique d’un construit en développement (Coordination : Chiara Biasin)

Volume 7, numéro 4:

Considération sur le développement professionnel dans les métiers de la formation (Coordination : Nancy Goyette et Stéphane Martineau)

Collection Formation des adultes et professionnalisation

Ouvrage à paraître prochainement : 

La recherche en sciences humaines et sociales et les enjeux de société (Richard Wittorski et Patrick Obertelli)

Ouvrages parus récemment :

Les temps heureux des apprentissages (Philippe Maubant avec la collaboration de Chiara Biasin et Pascal Roquet)

L’intervention de coordination dans ls métiers du prendre soin (Yves Couturier et Louise Belzile)

Appel à textes

Analyse du travail d’accompagnement des formateurs de stagiaires en enseignement supérieur (numéro coordonné par Louise Bélair, Stéphane Colognesi, Christine Lebel et Catherine Van Nieuwenhoven)

Mot-clés : alternance, pédagogie universitaire, formation de stagiaires, maitres de stage, superviseurs de stage, accompagnement, évaluation

Texte de cadrage :

Le rôle des programmes de formations supérieures professionnalisantes et les apports formatifs constitutifs a priori des milieux de stages reposent sur un juste équilibre entre divers facteurs qui conditionnent la qualité de la préparation à une profession. L’acquisition des savoirs professionnels et le développement des compétences ne peuvent se jouer totalement dans des structures externes au monde du travail ou dans les centres de formation. L’alternance entre ces deux milieux est au service du développement d’une véritable articulation théorie-pratique permettant aux étudiants, d’une part, d’investir les savoirs théoriques et procéduraux issus de la formation sur le terrain et d’autre part, de formaliser les savoirs pratiques acquis sur le terrain en situation réelle (Chaubet, Leroux, Masson, Gervais, & Malo, 2018) ; Perrenoud, Altet, Lessard & Paquay, 2008).

L’ingénierie des formations par alternance en question :

Cette optimisation recherchée et/ou supposée de l’articulation théorie-pratique implique notamment une conception cohérente, explicite et partagée de la formation par les formateurs de terrain et des institutions de formation, afin de mieux promouvoir, de manière continue, la prise en compte de la pluralité des enjeux et des défis inhérents à l’ingénierie singulière et complexe de cette formation. Cette complexité résulte précisément de ce que chaque situation est investie de tensions, notamment entre les objectifs de formation et les attentes du milieu de stage ou entre les actions visant à soutenir les apprentissages professionnels et celles visant à évaluer le stagiaire.

Les moments de formation en milieu de pratique sont conçus pour permettre au stagiaire d’analyser le travail qu’il a à accomplir au travers d’un ensemble de situations tant formelles qu’informelles (Froehlich, Beausaert, Segers et Gerken, 2014 ; Zeitler, Guérin, Benghanem et Jacquet, 2017). Cette analyse réflexive encouragée et soutenue par les formateurs participe d’une transformation identitaire et professionnelle des étudiants-es souhaitée par les institutions. Pour faciliter cette nécessaire transition pensée comme un « rite de passage », les formateurs doivent en saisir et en mesurer l’importance et les enjeux. Ils doivent être en mesure d’analyser à la fois le travail du stagiaire, mais aussi leur propre activité de formateur. Il s’agit pour eux de savoir ce qu’ils font et aussi comment ils procèdent lorsqu’ils agissent pour que le futur professionnel puisse apprendre à faire sans pour autant calquer sur ce qu’il perçoit de son maître de stage, ou imiter l’intention qu’il décode dans les gestes du formateur (Bourassa, 2015).

Pour cela, il est nécessaire, d’abord, que chacun des acteurs puisse identifier les compétences nécessaires permettant l’accompagnement des stagiaires. Il est important aussi qu’une harmonisation se mette en place entre les superviseurs d’une part et les maitres de stages d’autre part. Ces derniers sont identifiés comme co-formateurs à part entière des stagiaires. Mais cette évolution de l’ingénierie des formations par alternance et les transformations de pratiques qu’elle induit ne peut être possible que si ces différents acteurs disposent d’occasions de rencontres et d’échanges, favorisant une posture et des pratiques d’accompagnement. Dans cette perspective, les communautés de pratiques ou le développement de groupes collaboratifs comme les « REÉVES » au Québec (Regroupement pour l’Étude de l’Évaluation des Enseignants Stagiaires) ou encore le « GRAPPE » en Belgique (Groupe de Recherche sur l’Accompagnement des Pratiques Professionnelles Enseignantes) constituent sans doute des exemples à suivre. Des recherches ont d’ailleurs démontré que ces rencontres ont un effet important sur le développement professionnel des formateurs de terrain (Colognesi et Van Nieuwenhoven, sous presse ; Lebel, Bélair et Monfette, 2015 ; Maes et Van Nieuwenhoven, 2016 ; Van Nieuwenhoven et Colognesi, 2015 ; Van Nieuwenhoven et Doidinho-Vicoso, 2015).

L’analyse du travail de formation auprès de stagiaires est plurielle. Elle peut comprendre notamment l’identification des postures et la saisie des modalités spécifiques d’une formation de stagiaires, l’analyse réflexive des activités de rétroaction permettant d’analyser le travail, la prise en comptedes expériences d’accompagnement initiées et réalisées par les formateurs à propos de leur accompagnement, etc. (Bucheton et Soulé, 2009).

De la nécessité de saisir, décrire et comprendre les postures et les gestes convoqués dans l’accompagnement et l’évaluation des stagiaires

Depuis quelques décennies, plusieurs recherches portent sur l’analyse des pratiques et sur la compréhension des gestes d’accompagnement des formateurs. Celles-ci ont notamment permis d’étudier les échanges entre stagiaires et maitres de stage ou superviseurs et des chercheurs, à partir d’analyses de verbatims de rétroaction entre les différents formateurs et leurs stagiaires, de vidéos d’entretiens d’explicitation ou d’entretiens sur le rôle ou les manières de questionner le stagiaire et sur les postures d’accompagnement (Bélair, Lebel, Monfette, Miron et Blanchette, 2015 ; Colognesi, Parmentier et Van Nieuwenhoven, 2018 ; Colognesi et Van Nieuwenhoven, 2017 ; Deprit et Van Nieuwenhoven, 2018 ; Lebel et Bélair, [à paraître] ; Lebel, Bélair, Monfette, Hurtel, Miron et Blanchette, 2016 ; Lebel, Bélair et Monfette, 2015 ; Maes, Colognesi et Van Nieuwenhoven, 2018). Ces divers travaux permettent d’envisager l’élaboration d’un modèle de référence commun qui définirait précisément les différentes facettes et dimensions du travail d’accompagnement d’un stagiaire (Vial et Caparos-Mencacci, 2007).

Ces recherches ouvrent des pistes prometteuses de nouvelles études visant par exemple à la mise à jour d’une référentialisation des pratiques d’intervention des formateurs afin de mieux identifier les rôles de chacun des intervenants dans la formation des stagiaires. Dans cette perspective, ces recherches à initier pourraient avoir pour objectif de comprendre si le sens, les caractéristiques et les singularités des gestes d’accompagnement et leurs corrélations avec les différentes postures des formateurs et leurs différentes institutions de rattachement. Autrement dit, un formateur issu d’une institution de formation privilégie-t-il d’autres postures que celle privilégiée par le maitre de stage ? Enfin, les pratiques d’accompagnement des formateurs influencent-elles le sentiment d’efficacité personnelle des stagiaires ?

Les problématiques relatives à l’accompagnement de stagiaires en situation de handicap

Cette réflexion sur l’accompagnement en contexte de formation par alternance trouvera d’autant plus sa pertinence auprès des étudiants en situation de handicap, dans la mesure où ceux-ci constituent désormais une partie significative de la population étudiante inscrite dans l’enseignement supérieur. Ainsi, une meilleure compréhension des gestes et des postures à privilégier lors de la formation de ces stagiaires, devrait permettre de rejoindre progressivement l’ensemble des étudiants.

Aujourd’hui, la majorité des universités ou des établissements post-secondaires connait une hausse importante des étudiants en situation de handicap (ESH) ou ayant des conditions dites « émergentes » : troubles d’apprentissage, trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles de santé mentale ou du spectre de l’autisme. Cette nouvelle réalité s’invite dans les parcours de professionnalisation proposés par ces organismes de formation. Elle tend à impacter les pratiques des différents formateurs (Philion, Doucet, Coté, Nadon, Chapleau et Laplante, 2016). Ces étudiants font désormais partie intégrante de la population des stagiaires à former puisque les institutions de formation ont l’obligation légale de leur offrir les moyens répondant à leurs besoins pour qu’ils aient une chance égale à celles de leurs pairs de réussir leur formation (Ducharme et Montminy, 2012).

L’objectif de ce numéro thématique est donc de documenter et d’inviter au débat sur les multiples facettes du travail des formateurs (superviseurs et maîtres de stage) impliqués dans la mise en place de parcours de professionnalisation et prenant en compte la réalité de l’ingénierie des formations par alternance. Pour ce faire, deux axes de questions sont proposés :

  • Les pratiques d’accompagnement de stagiaires inscrits dans des parcours de professionnalisation ;
  • Les spécificités des pratiques d’accompagnement dédiées aux stagiaires en situation de handicap.

De manière plus spécifique, ce numéro vise à :

1) Analyser les postures et les gestes des formateurs de stagiaires à travers différents programmes d’enseignement supérieur du point de vue des maitres de stages, des superviseurs, des stagiaires ou des chercheurs ;

2) Répertorier les mesures d’accommodement et d’accompagnement des stagiaires en situation de handicap ;

3) Mette en évidence des propositions éducatives et pédagogiques favorisant in fine la reconnaissance du travail de formateurs de stagiaires en situation de handicap.

Références bibliographiques :

Bélair, L.M., Lebel, C., Monfette, O., Miron, G. et Blanchette, S. (2015). Analyse des outils d’accompagnement et d’évaluation : point de vue des formateurs de terrain. Évaluer. Journal international de Recherche en Éducation et Formation, 2 (2), 9-25.

Bourassa, M. (2017). Neurosciences et éducation, Bruxelles : De Boeck,

Bucheton, D. et Soulé, Y. 2009. Les gestes professionnels et le jeu des postures de l’enseignant dans la classe : un multiagenda de préoccupations enchâssées. Éducation et didactique, vol.3, no. 3, 29-48.

Chaubet, Ph., Leroux,M., Masson, C., Gervais,C. & Malo, A. (2018). Apprendre et enseigner en contexte d’alternance. Vers la définition d’un noyau conceptuel. Québec : PUQ.

Colognesi, S. & Van Nieuwenhoven, C. (2017). Le processus de coévaluation de stage entre superviseurs et étudiants en formation initiale des enseignants du primaire. Canadian Journal of Education, 40 (2), 1-27.

Colognesi, S. & Van Nieuwenhoven, C. (soumis). Un groupe de recherche collaborative comme levier de développement des compétences professionnelles et de (re) connaissance du métier. In  P. Guibert, X. Dejemeppe, J. Desjardins, O. Maulini (Eds.). La formation des enseignants, amie critique de la profession ? (pp. 84-94). Bruxelles : De Boeck.

Colognesi, S., Parmentier, C. & Van Nieuwenhoven, C. (2018). Des ingrédients pour une relation efficace maitre de stage/stagiaire. Le point de vue des stagiaires. In C. Van Nieuwenhoven, S. Colognesi & S. Beausaert (Eds.), L’accompagnement des pratiques professionnelles des enseignants en formation initiale, en insertion et en cours de carrière. (pp. 29-44) Louvain-la-Neuve : Presses universitaires de Louvain.

Deprit, A. & Van Nieuwenhoven, C. (2018). Comment les étudiants se préparent-ils aux stages ? Ressources exploitées et choix stratégiques. Canadian Journal of Education 41 (3), 726-752

Ducharme, D. et Montmigny, K. (2012). L’accommodement des étudiants et étudiantes en situation de handicap dans les établissements d’enseignement collégial. Avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Revue Pédagogie collégiale de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC), 25 (4), 1-10.

Froehlich, D., Beausaert, S., Segers, M., & Gerken, M. (2014). Learning to stay employable. Career Development International, 19(5), 508-525.

Lebel, C. et Bélair, L.M. (soumis). L’approche collaborative et son apport au développement de l’agir professionnel de chercheurs et d’enseignants associés, Revue Phronésis (parution prévue : décembre 2018).

Lebel, C., Bélair, L.M. et Monfette, O. (2015). Pratiques de jugement d’évaluation d’enseignants associés auprès de leurs stagiaires. In P.F. Coen et L.M » Bélair (eds). Évaluation et autoévaluation : quels espaces de formation ? (199-220) Bruxelles : De Boeck.

Lebel, C., Bélair, L.M., Monfette, O., Hurtel, B., Miron, G. et Blanchette, S. (2016). Formation de stagiaires en enseignement en situation de handicap : points de vue des formateurs de terrain. Revue Éducation et francophonie, vol. XLIV, no.1, 195-214.

Maes, O., Colognesi, S. & Van Nieuwenhoven, C. (2018). « Accompagner/former » ou « évaluer/certifier ». Une tension rencontrée par les superviseurs de stage des futurs enseignants ? Education & Formation, e-308 (10), 95-106.

Perrenoud, Ph., Altet, M., Lessard, C. & Paquay, L. (dir.) (2008), Conflits de savoirs en formation des enseignants : entre savoirs issus de la recherche et savoirs issus de l’expérience, Bruxelles, De Boeck.

Philion, Doucet, Coté, Nadon, Chapleau et Laplante, 2016, le rôle des conseillers aux étudiants en situation de handicap à l’université : perspectives multidisciplinaires, Revue Éducation et Francophonie, vol. XLIV, no.1, 96-116.

Van Nieuwenhoven, C. & Colognesi, S. (2015). Une recherche collaborative sur l’accompagnement des futurs instituteurs : un levier de développement professionnel pour les maitres de stage. Évaluer. Journal international de Recherche en Education et Formation, 1 (2), 103-121.

Van Nieuwenhoven, C. & Doidinho-Vicoso, M-H. (2015). Quel regard les enseignants novices portent-ils sur leurs difficultés et sur les apports d’un dispositif de co-développement ? In J-F. Cohen & L. Bélair. Évaluation et autoévaluation : quels espaces de formation ? (241-258). Bruxelles : De Boeck.

Vial, M. et Caparos-Mencacci, N. (2007). L’accompagnement professionnel ? Méthodes à l’usage des praticiens exerçant une fonction éducative. Bruxelles : De Boeck.

Zeitler, A., Guérin, J., Benghanem, S. et Jacquet, E. (2017). Ergonomie des situations de formation : analyser l’apprentissage comme un travail. Éducation permanente.

CONSIGNES AUX AUTEURS-ES

 Règles générales :

  • Les auteurs intéressés sont invités à soumettre leur article pour le 1er avril 2019 en suivant ce lien. Les auteurs sont priés de déposer leur article déjà anonymé et d’indiquer pour toute soumission dans les commentaires pour le rédacteur le titre de l’appel à communication visé.
  • Soumettre les textes en format Word uniquement (sur PC ou Mac).
  • Respecter les normes de présentation de l’American Psychological Association (APA), adaptées en français pour répondre aux normes linguistiques en usage.
  • La longueur de chaque chapitre sera de moins de 60 000 caractères (espaces compris).
  • Les textes sont présentés à interligne simple.
  • La police de caractère utilisée est Minion Pro (taille 10) ou Times New Roman (taille 10)

Présentation des figures et des tableaux :

  • Les tableaux sont limités à un maximum de trois par article. Un tableau ne devant pas dépasser une page.
  • Les figures et schémas sont également limités au nombre de trois par article et doivent être transmis en format JPEG, TIFF, PDF ou PNG.
  • Les auteurs indiquent dans le texte l’emplacement des schémas, tableaux, figures, graphiques, etc. à insérer et ils les joignent en annexe avec toutes les indications quant à la composition de ces documents.

Hiérarchisation des titres :

  • Trois niveaux de titre sont permis.
  • Numéroter les titres et les sous-titres afin de bien en préciser la hiérarchie (ex. : 1., 1.1., 1.1.1.).

Format d’écriture :

  • Utiliser l’italique uniquement pour les mots étrangers et les titres d’ouvrages.
  • Utiliser le gras uniquement pour les titres et les sous-titres.

Écriture des nombres :

  • Les nombres de 0 à 10 (inclus) sont toujours écrits en lettres, que ces nombres soient au début ou à l’intérieur d’une phrase.
  • À partir de 11, les nombres sont écrits en chiffres dans les phrases ; s’ils sont au début d’une phrase, ils sont écrits en lettres.
  • S’il y a une énumération de plusieurs catégories évoquant des nombres différents dans une même phrase, tous les nombres sont écrits en chiffres.
  • Les nombres inférieurs à zéro, les fractions, les rapports et les pourcentages s’écrivent toujours en chiffres

Citations dans le texte et références bibliographiques :elles doivent respecter les normes APA 6e édition

CALENDRIER

  1. Transmission de l’article au plus tard pour le 1eravril 2019
  2. Transmission aux évaluateurs-trices : 2 avril 2019
  3. Retours des évaluations au plus tard le 30 juin 2019
  4. Transmission des réponses aux auteurs-es : 5 juillet 2019
  5. Transmission de l’article révisé au plus tard pour le 30 septembre 2019
  6. Publication envisagée au plus tard le 10 décembre 2019